|

Superficie :
41 285 km2
Population :
7 100 000 hab.
Densité :
172 hab./km2
Capitale :
Berne (298 000 hab.)
Nom
officiel :
Confédération suisse (anciennement Confédération helvétique)
Régime
politique :
république confédérale (composée de 26 cantons, chacun doté
d"une assemblée et d"un gouvernement propres ; le pouvoir
législatif est exercé par deux Chambres, le Conseil national et le Conseil des
États).
Adhésions :
Conseil de l"Europe, AELE, OCDE, OSCE, ONU
Nom des
habitants :
Suisses
Langues
nationales :
allemand, français, italien, romanche
Religions :
catholiques (43,3 %), protestants (43,7 %)
Monnaie :
franc suisse
Population
urbaine :
61,1 %
Population
active :
51,5 % (secteur primaire 5,6 % ; secondaire 32,2 % ; tertiaire
61,2 %)
Utilisation
des terres :
terres cultivées 9,9 % ; prés et pâturages 39 % ; bois et
forêts 25,5 %
Suisse - Géographie
Née de vallées
alpines unies par une même révolte contre les Habsbourg, la
Suisse s'est dotée dès le Moyen âge d'institutions
démocratiques originales. Elle jouit d'une position
privilégiée, au cœur de l'Europe, qui, grâce à une longue
neutralité, lui a permis de devenir le refuge des capitaux
internationaux. Mais elle est aussi une grande nation
industrielle et touristique.
L’État fédéral de l’Europe occidentale bordé par l’Allemagne
au nord, par le Liechtenstein et l’Autriche à l'est, par
l’Italie au sud et par la France à l'ouest.
La Suisse regroupe 23 cantons (dont 3 subdivisés en
demi-cantons) ; 14 sont alémaniques, 5 romands, un italophone
et 4 mixtes.
|

Berne, capitale de
la Suisse
|
Le cadre naturel
Relief
La Suisse est un pays alpin qui présente trois grandes régions
physiques : les Alpes , le Jura et le plateau suisse.
Les Alpes constituent plus de la moitié du territoire
helvétique, elles portent de hauts sommets : le Grand-Combin
(4 314 m), le Cervin ou Matterhorn (4 478 m), le mont Rose (4
634 m), la Jungfrau (4 258 m), le pic Bernina (4 049 m). Ces
fortes altitudes expliquent l'importance de l'englacement
actuel et de l'enneigement dans ces parties de la chaîne. Ces
sommets correspondent soit aux Préalpes calcaires, soit aux
massifs cristallins centraux, soit aux Alpes valaisannes,
séparées des précédents secteurs par le long et profond sillon
du Rhône supérieur (Valais) et du Rhin antérieur. La montagne
helvétique constitue un château d'eau d'où descendent le Rhin
et le Rhône mais aussi l'Inn , affluent du Danube, le Tessin ,
qui rejoint le Pô . Elle est échancrée de cols, passages
transalpins traditionnels souvent raccourcis par des tunnels
routiers ou ferroviaires. |

Grand-Combin
|
Le Jura , qui souligne la frontière nord-ouest et occupe un
peu plus de 10 % du pays, est composé de croupes arrondies et
présente un modelé karstique.
Entre Alpes et Jura, le plateau suisse, vallonné, est plutôt
une plaine ou un Mittelland , "pays du milieu", constitué
d'épaisses formations sédimentaires lacustres, marines et
fluviatiles provenant des massifs voisins en cours de
soulèvement et donc fortement érodés, notamment au tertiaire.
Climat
Le climat suisse est très complexe. La présence de la montagne
détermine une large variété de climats régionaux ou locaux,
liés à celle des conditions d'exposition et à l'altitude.
Cependant, le contraste est fort entre le versant méridional
de la chaîne, déjà méditerranéen, et le versant nord,
continental.
Les précipitations sont inégalement réparties, en fonction de
l'exposition et des facteurs locaux. Le fœhn , vent du sud
chaud, souffle assez fréquemment provoquant au printemps la
fonte accélérée de la neige et, en automne, des redoux
spectaculaires.
La Suisse présente donc une mosaïque de milieux que les
sociétés ont utilisés et mis en valeur depuis très longtemps.
Population et organisation de l'espace
La population suisse enregistre un certain vieillissement, qui
tient au ralentissement de la natalité et à une politique plus
sévère en matière d'immigration.
Situation linguistique
Répartition des langues
La Suisse reconnaît quatre " langues nationales " : l'
allemand (73% de la population), le français (21%), l’italien
(5%) et le romanche (moins de 1%) ; le romanche est une langue
romane proche du dialecte du Frioul italien. Mais il n'y a que
trois langues " officielles " confédérales, c'est-à-dire
utilisées dans l'administration de l'État : l'allemand, le
français et l'italien. L'afflux de travailleurs immigrés
italiens fait qu'en réalité environ 10 % de la population
pratiquent l'italien.
Le schwyzertütsch
L'allemand des médias et de l'école est presque identique à
celui de l'Allemagne. Mais la population germanophone parle
aussi le schwyzertütsch ("suisse allemand"), qui varie d'un
canton à l'autre, mais sans empêcher l'intercompréhension.
Avec l'alsacien et le souabe, le schwyzertütsch forme le
groupe des dialectes alémaniques.
Les cantons
Si l'administration fédérale est censée utiliser les trois
langues officielles, chaque canton possède une personnalité
linguistique et n'utilise que sa langue officielle, ou ses
langues officielles si le canton est bilingue : français
(Neuchâtel, Lausanne...), allemand (Berne, Zürich...), italien
(Locarno...) ; le romanche n'est langue officielle que dans le
canton des Grisons. Dans chaque canton l'école publique
n'enseigne donc que dans la ou les langues officielles du
canton. |

Davos, dans les
Grisons
|
Agriculture
L'agriculture occupait, au milieu du XXe siècle,
près du quart des actifs ; en 1998, elle n'en occupait plus
que 5,6 %. L'agriculture de montagne est caractérisée par la
pratique de l'alpage. En plaine, c'est la culture qui domine
et l'élevage intensif prend une réelle ampleur. Quelques
productions sont plus spécifiques : la vigne sur les versants
bien exposés du lac Léman, des lacs de Neuchâtel, de Bienne et
de Zurich, dans les vallées du Rhin et du Rhône et dans le
Tessin, les vergers, les cultures viticoles et maraîchères
dans le Valais. |

raisins de Pinot
|
L'agriculture s'est maintenue sur de vastes portions du
territoire grâce à de fortes subventions de l'État suisse.
L'agriculteur reste un producteur, mais son rôle est de plus
en plus celui d'un jardinier de la nature, même s'il s'en
défend.
Industries
L'industrie est fondée sur les productions de la chimie et de
la pharmacie, sur l'agroalimentaire et la production
mécanique. Le secteur de la chimie vient en deuxième position
des exportations, après les machines-outils. Cette activité de
pointe s'appuie sur un très important pôle de recherche, sur
une solide base financière, grâce à laquelle la chimie suisse
peut racheter ses concurrents.
L'industrie horlogère se comporte bien, grâce en particulier
au marché asiatique. Elle fabrique des produits de luxe et des
produits bon marché (Swatch).
L'industrie se localise principalement entre Bâle, Zoug et
Saint-Gall , Zurich étant le centre de cet espace. Quelques
pôles secondaires offrent des activités industrielles :
Genève, les cantons de Berne, de Vaud, et de Glaris.
L'horlogerie est installée dans le canton de Genève et dans
tout le Jura ; l'industrie chimique est surtout implantée à
Bâle, les machines-outils autour de Zurich, les textiles en
Suisse orientale.
Le secteur tertiaire est développé, surtout en ce qui concerne
les activités financières et bancaires : plus de 400 banques
emploient 140 000 personnes en 1998.
Néanmoins la politique du franc fort a affecté les
exportations, particulièrement celles de l'industrie des
machines(27 % des exportations en 1998) et tout
particulièrement des machines textiles (31 % du marché
mondial).
Tourisme
La Suisse est un
grand pays touristique (19 millions de visiteurs en 1998). Le
tourisme d'hiver occupe la première place avec des stations
célèbres (Zermatt , Crans-Montana , Verbier , Saint-Moritz ,
Davos ). Le tourisme fournit plus de 9 % des emplois.
|

Pôles
urbains
Un certain
nombre de centres urbains polarisent l'espace
helvétique : Zürich est la plus grande ville de la
confédération, un centre universitaire et de recherche, le
centre de la finance. |

Zürich
|
Genève, Berne et
Lausanne sont d'autres pôles actifs. Bâle (Basel ), porte de
la Suisse vers l'Europe du Nord, est la ville de l'industrie,
du commerce, de la recherche. Bâle est aussi un grand port
fluvial, un carrefour ferroviaire et autoroutier. |

Genève
Dans le Tessin
(versant sud des Alpes), les pôles urbains sont Locarno ,
Lugano , Chiasso .

Lac de
Lugano, Tessin
Le parc
national
Le parc national
suisse est situé dans l'Engadine (canton des Grisons) dans la
partie orientale de la Suisse.
Créé en 1914,
il représente à ce titre la première aire historiquement
protégée en Europe continentale. Il couvre une surface de 16
000 ha et préserve divers écosystèmes montagnards, ainsi
qu'une flore et une faune alpines remarquables.
Son climat se
caractérise par d'abondantes chutes de neige et une relative
sécheresse estivale, ce qui crée une enclave d'une certaine
aridité dans une région au climat continental. Cette
sécheresse est en partie liée à la nature dolomitique des
roches qui ne retiennent que faiblement l'eau.
Sur le plan
géologique, il est constitué par des calcaires triasiques et
des dolomies, ce qui explique l'existence de vallées
profondes. Il se trouve situé en altitude, la partie la plus
basse atteignant
1 580 m tandis que
certains sommets dépassent 3 100 m.
Les forêts
persistent jusqu'à 2 300 m d'altitude grâce au climat
relativement chaud, la limite des pelouses alpines se situant,
elle, vers 2 800 m. Influencée par la sécheresse du climat, la
végétation, relativement pauvre en espèces, présente certaines
plantes endémiques. Les pins constituent les arbres dominants
dans l'étage subalpin, à la limite supérieure duquel croissent
des boisements de mélèzes et des pins cembro. La faune de
mammifères comporte un grand nombre de chamois et de cerfs,
ainsi que des bouquetins (autrefois exterminés mais
réintroduits en 1920) et de nombreuses marmottes. Les grands
prédateurs ayant été éliminés, on observe cependant divers
petits carnivores (martres, hermines, putois, etc). Parmi les
nombreuses espèces d’oiseaux, on peut observer l’aigle royal,
le grand duc, l’autour, la perdrix bartavelle, le lagopède des
Alpes, ainsi que de nombreuses espèces de passereaux alpins.
|

marmottes des alpes
Vers
la page 2
|