marquage de son territoire par les urines. La séquence de
marquage est la suivante : flairage du support vertical,
pétrissage du sol, poils hérissés, queue dressée et hérissée,
parfois vocalise puis émission d’un jet d’urine horizontal (chat
debout, dos au support, queue verticale), pétrissage du sol,
flairage et éloignement. Ce marquage se fait aussi bien à
l’extérieur si le chat y a accès qu’à l’intérieur de la maison.
odeur très forte des urines due aux produits de dégradation du
sperme
vagabondage, bagarres avec ses congénères pour le territoire et
pour les femelles (risque d’accident par les voitures, d’abcès,
de transmission de maladies infectieuses,..)
recherche des femelles en chaleur : miaulement pour sortir
Voici les caractéristiques de la femelle entière, arrivée à la
puberté (vers 6 mois) :
marquage du territoire comme le mâle mais en période de chaleur
uniquement
période de chaleurs : la chatte miaule très fort et de façon
rauque, se frotte sur les meubles ou sur les maîtres, se roule
par terre, relève l’arrière-train lorsqu’on lui frotte le dos,
cherche à sortir et attire les mâles. Ceci peut revenir de tous
les 15 jours (race siamoise par exemple) à 3-4 fois par an (la
période de reproduction s’étendant de février à octobre).
possibilité de 2 à 3 portées par an avec 1 à 8 chatons par
portée !
AVANTAGES DE CASTRER/STERILISER :
abolition du marquage du territoire
diminution de l’odeur des urines
suppression des chaleurs chez la femelle et des vocalises pour
le mâle et la femelle : vie plus sereine
chat(te) plus casanier(e) donc moins vadrouilleur d’où
diminution du risque d’accidents par les voitures, et diminution
du risque de bagarre pour le territoire
plus de recherche du partenaire donc pas de bagarres pour les
femelles donc moins de risques d’abcès, de transmission de
maladies (FIV, FeLV, PIF, teigne, gale,…)
évite les portées indésirées
moins de risque de cancer mammaire pour les femelles si
l’opération est réalisée avant les premières chaleurs
pas de risque de kystes ovariens, pathologie utérine (vrai bien
sûr s’il est effectué une ovariohystérectomie, vrai aussi si est
réalisée une ovariectomie précoce et si la chatte ne reçoit
jamais de traitement susceptible de déclencher une métrite
(proscrire l’utilisation des progestagènes dans le traitement
d’affections dermatologiques)), cancer des testicules
INCONVENIENTS DE CASTRER/STERILISER :
-
la chirurgie est irréversible
-
risque d’obésité : l’alimentation des animaux castrés doit être
surveillée
CHOIX DU MODE DE
STERILISATION/CASTRATION
1-PAR CHIRURGIE
Différents procédés
:
Il existe différents procédés pour stériliser une femelle, tout
dépend de ce que l’on veut obtenir. Les avantages et inconvénients
seront détaillés au fur et à mesure
pour la femelle
: plusieurs choix s’offrent :
Soit on pratique une ovariectomie (retrait des
ovaires), soit une ovariohystérectomie (retrait ovaires
+ utérus), soit une ligature et section des trompes
utérines (la chatte garde ses ovaires et son utérus).
La dernière méthode n’est que peu employée puisqu’elle ne
permet que d’éviter les portées de chatons : la chatte
continue de sécréter des hormones et donc, présente toujours
des chaleurs, et des risques de pathologies ovariennes,
utérines et mammaires.
Pour le mâle
: plusieurs choix s’offrent aussi.
Soit on pratique une castration vraie (retrait des
testicules) soit une vasectomie (ligature et section du
cordon spermatique)
La dernière méthode n’est que peu employée car le chat
conserve son comportement de mâle entier mais il n’est plus
capable de procréer.
2-PAR MEDICAMENT
Les
contraceptifs oraux et injectables existent aussi bien chez le
mâle que chez la femelle. Ils présentent le seul avantage d’avoir
des effets temporaires. La prise de pilule par voie orale chez la
chatte peut s’avérer difficile (tous les 15 jours…..et difficulté
d’administration des comprimés, nécessité de vérification
d’absence de gestation !)
Les effets néfastes sont nombreux :
* Mamelles
: risque d’apparition de tumeurs mammaires
* Utérus
: une hyperplasie glandulokystique peut apparaître et précéder
l’apparition d’une métrite
* Comportement
: en général, cela entraîne une boulimie et donc une prise de
poids
* Cycle sexuel
: il peut arriver que l’effet soit définitif et que l’animal
devienne stérile (rare par voie orale)
* Localement
: il arrive que les poils se décolorent au point d’injection.
* Endocrinologie
: induction fréquente d’un diabète.
L’ACTE EN
LUI MEME : DEROULEMENT DE L’OPERATION
Le chat (ou la chatte) doit être à jeun depuis la veille au
soir. A l’arrivée à la clinique, le chat (ou la chatte) est
examiné(e) pour vérifier qu’il (elle) est en bonne santé pour
supporter l’anesthésie. Le chat (chatte) reçoit un
anti-inflammatoire (contre la douleur) et un antibiotique en
prévention. Puis, l’animal est peser pour déterminer la quantité
d’anesthésique à administrer. Le chat (chatte) est ensuite
anesthésié en intramusculaire (la plupart du temps). 5-10 minutes
après, le chat dort totalement.
* Pour le mâle
Une variante consiste à ligaturer le
cordon et le faisceau vasculaire avec un fil résorbable, de cette
façon, la sûreté de l’hémostase semble être meilleure. Il existe
aussi une castration à testicule couvert (une des couches n’est
pas incisée (la gaine vaginale)), la ligature des vaisseaux et du
cordon se fait alors avec un fil résorbable (les nœuds entre le
cordon et le faisceau vasculaire sont impossible)
* Pour la femelle
2 abords sont possibles :
soit par la ligne blanche (au milieu du ventre, dans le
sens de la longueur) soit par le flanc (sur le côté).
L’intervention par la ligne blanche est conseillée car, elle
permet de pouvoir retirer l’utérus si besoin est alors que c’est
impossible par le flanc.
La chatte est donc positionnée sur le dos. Le site opératoire est
tondu, désinfecté et des champs opératoires sont mis en place.
Une incision de la peau
et du tissu sous-cutané est réalisée à partir du nombril et sur
2-3 cm (5-6 cm si l’utérus est enlevé en même temps). On aperçoit
alors la ligne blanche (lieu de rencontre de tous les muscles
abdominaux : on l’appelle comme ça parce que ça forme une ligne
blanche ! !) qui est ponctionnée, la cavité abdominale est alors
ouverte.
Un des ovaires est
recherché avec un crochet appelé crochet à ovariectomie. Le
crochet est introduit le long de la paroi abdominale, jusqu’au
fond de la cavité abdominale puis, on lui fait faire une rotation
et on le ramène en direction de la plaie opératoire. Normalement,
la corne utérine doit être chargée sur le crochet. On la saisit
alors délicatement et on remonte la corne jusqu’à son extrémité
crâniale, là où se trouve l’ovaire. Des pinces sont alors placées
sur les artères et veines ovariennes et sur les artères et veines
utérines. Des ligatures sont mises sous ses pinces puis, on
sectionne au ras des pinces, l’ovaire est ainsi excisé. Les pinces
à hémostase sont alors retirées et la qualité de l’hémostase est
contrôlée et améliorée si nécessaire.
Le même procédé est
appliqué pour le deuxième ovaire. Une fois le 2ème ovaire retiré,
on peut fermer l’abdomen avec 3 points musculaires, puis la peau
est suturée avec 2-3 points cutanés.
Parfois, on met un pansement pour éviter que la chatte ne
lèche la cicatrice. Le retrait des fils se fait 10 à 12 jours
plus tard.
Ensuite, le chat (chatte) est surveillé (e) jusqu’à son réveil
complet.
LE POST-OPERATOIRE
: COMPLICATIONS EVENTUELLES
En
post-opératoire immédiat ou à court terme
Il existe :
1-des complications non
spécifiques de l’ovariectomie (liées à l’ouverture de la paroi
abdominale)et de la castration :
collections
liquidiennes au niveau de la paroi abdominale
: souvent dues au léchage qui crée une inflammation, assez
fréquent chez la chatte ayant un bon état d’embonpoint. Cela
ne nécessite pas de ré-intervention, l’œdème diminue de
lui-même en quelques jours.
lâchage des sutures
: dans la très grande majorité des cas, ceci est dû au léchage
de la plaie par la chatte, il faut alors ré-intervenir pour
re-suturer, puis, mettre un pansement s’il n’y en avait pas et
mettre une collerette pour éviter tout léchage.
péritonite
: due à une intervention réalisée dans de mauvaises conditions
d’hygiène, ou à la ponction accidentelle d’un viscère
(intestin, estomac).
abcès de paroi
: abcès au niveau du lieu de fermeture (les causes sont les
mêmes que précédemment)
C’est la première complication qui est la plus fréquente et est
totalement bénigne ! les 2 dernières complications sont
exceptionnelles d’une part au cours d’une ovariectomie et d’autre
part en chirurgie des petits animaux et résultent d’une erreur
opératoire ou d’une hygiène non respectée.
2-des complications
spécifiques de l’ovariectomie et de la castration :
retour en chaleur
: suite à l’exérèse partielle d’un ovaire. Si un fragment
ovarien reste dans la cavité abdominale, il peut se
revasculariser et redevenir fonctionnel. C’est pour cette
raison qu’il est préférable de faire l’opération lorsque la
chatte est en période de repos sexuel lorsque la
vascularisation et la congestion de l’appareil génital sont
les plus faibles.
funiculite
: c’est une inflammation du cordon testiculaire. Cela se
produit en général une huitaine de jours après l’intervention,
cela nécessite des soins locaux.
A
long terme :
Obésité
: un animal castré a besoin de moins d’énergie pour le
métabolisme, il faut donc diminuer la quantité de nourriture par
jour et utiliser une nourriture adaptée. Si malgré tout, le chat
(chatte) prend du poids, il faut passer à une alimentation
allégée qui est moins dense en énergie (moins de graisse, plus
de protéines et de fibres) tout en gardant une portion
quotidienne raisonnable. Il faut également que le chat puisse se
dépenser physiquement (arbre à chat, jeu,…)
En résumé : beaucoup d'avantages et pas beaucoup d'inconvénients
! La stérilisation et castration permettent aussi de limiter la
prolifération des chatons ce qui peut aller très très vite
(puberté à 6 mois, 2-3 portées par an toute la vie de la chatte,
le compte est vite fait et impressionnant !).
L'acte opératoire est très banal de nos jours et les
complications rarissimes (le risque 0 n'existe toutefois pas :
même une anesthésie sans intervention présente un risque mais,
de nos jours, sur un animal en bonne santé, ce risque est réduit
au maximum)
chat est positionné sur le dos ou sur le coté. Les bourses
sont épilées à la main, puis, le site opératoire est
désinfecté. Un champ opératoire est ensuite disposé de manière
à ne laisser sortir que le scrotum.
Le chirurgien incise la peau du
scrotum sur 0.5 à 1 cm et les couches de tissu recouvrant le
testicule (castration à testicule découvert).
Ceci permet
d’extérioriser le testicule par simple pression sur la membrane à
la base du testicule.
Une pince hémostatique est ensuite posée de manière à éviter une
effusion sanguine au moment de l’exérèse du testicule.
Le testicule peut alors
être excisé. Il reste alors 2 cordons (le cordon spermatique et le
faisceau vasculaire).
L’hémostase du faisceau
vasculaire est réalisé en faisant des nœuds entre le cordon
spermatique et le faisceau vasculaire (on fait ainsi 5-6 nœuds).
Le surplus de cordons est sectionné et le nœud est réintégré dans
le scrotum. On fait de même avec le deuxième testicule.
L’hémostase doit être vérifiée. S’il se produit une hémorragie, il
faut essayer de récupérer le cordon ce qui est pratiquement
impossible : il faut alors faire une compression en regard du
pubis pour provoquer une coagulation. L’incision cutanée n’est pas
refermée.