Légende hindoue

Une vieille légende
hindoue raconte .... qu'il fut un temps où tous les hommes étaient
des dieux. Hélas, ils abusèrent tellement de leur pouvoir divin
que Brahma, le maître des dieux, décida de leur ôter leur divinité
et de la cacher à un endroit où il leur serait impossible de la
retrouver.
Le grand problème fut donc de lui trouver une cachette
sûre. Les dieux mineurs, convoqués en conseil pour résoudre ce
problème, proposèrent ceci : "Enterrons la divinité de l'homme
dans la terre". Mais Brahma répondit : "Non, cela ne suffit pas,
car l'homme creusera et la retrouvera". Alors les dieux
proposèrent : "Dans ce cas, jetons-la dans le plus profond des
océans".
Brahma
répondit : "Non, car tôt ou tard, l'homme explorera les
profondeurs de tous les océans et je suis sûr qu'un jour, il la
trouvera et la remontera à la surface". Alors les dieux mineurs
conclurent : "Nous ne savons pas où la cacher car il ne semble
exister sur terre ou dans la mer aucun endroit que l'homme ne
puisse atteindre un jour".
Enfin Brahma
hocha la tête et dit : "Je sais ce que nous ferons de la divinité
de l'homme. Nous la cacherons au plus profond de lui-même, car
c'est là le seul endroit où il ne pensera jamais à la chercher".
Depuis ce
temps-la, conclut la légende, l'homme fait le tour de la terre,
explore, escalade, plonge et creuse en vain, à la recherche de
quelque chose qui se trouve en lui…
Légende canadienne
Le faucon et la tortue

Un
jour, le faucon défia la tortue à la course et la tortue répondit
qu'elle n'accepterait qu'à condition que l'épreuve dure au moins
quelques jours. Après avoir réfléchi, l'oiseau se soumit à son
exigence et ils prirent le départ, l'une trottinant, l'autre
virevoltant à loisir, persuadé qu'il n'aurait aucune peine à
arriver le premier. Insensible au mépris qu'affichait le rapace,
la tortue s'enterra lentement et, invisible à l'oeil exercé de son
concurrent, se fraya un chemin suivant une ligne droite en
direction du but, sans jamais s’arrêter un seul instant.
Le faucon, sûr de lui et insouciant vola à sa guise, s'arrêtant
ici et là, au gré de sa fantaisie, en visitant parents et amis
qu'il savait établis dans les parages, faisant sa cour à quelque
aimable oiselle rencontrée au hasard de ses haltes.
Il fit tant de détours et se reposa si souvent que, lorsqu'il
parvint en vue du but, ce fut pour voir la tortue, sortant enfin
de la galerie souterraine qu'elle avait inlassablement creusé,
gagner la course qu'il avait cru remporter sans conteste... et
sans effort.
Légende
amérindienne
L’arc-en-ciel

Un
beau jour, toutes les couleurs du monde entier se mirent à se
disputer. Chacune prétendait qu’elle était la plus belle, la plus
importante, la plus utile, la préférée !
Elles se vantaient, à haute-voix, chacune étant bien convaincue
d’être la meilleure. Le bruit de leur querelle s’enfla de plus en
plus.
Soudain, un éclair d’une lumière aveuglante apparut dans le ciel,
accompagné de roulements de tonnerre. La pluie commença à tomber à
torrents sans discontinuer.
Effrayées, toutes les couleurs se tapirent et se rapprochèrent
pour chercher un abri les unes près des autres.
La
pluie prit la parole : «Stupides créatures qui vous battez entre
vous, chacune essayant de dominer l’autre, ne savez-vous pas que
c’est Dieu qui vous a faites toutes, chacune dans un but
particulier, uniques et différentes ? »
Il
aime chacune d’entre vous, il a besoin de vous toutes. Joignez vos
mains et venez à moi. Il va vous étendre à travers le ciel en un
magnifique arc-en-ciel, pour vous montrer qu’il vous aime toutes,
que vous pouvez vivre ensemble en paix. Comme une promesse qu’il
est avec vous, et comme un signe d’espérance pour demain…»
Ainsi, chaque fois que Dieu envoie une pluie pour laver le monde,
il place l’arc-en-ciel dans son ciel, et quand nous l’apercevons
nous devrions nous rappeler qu’il veut que nous sachions, nous
aussi, nous apprécier les uns les autres et le louer de notre
merveilleuse complémentarité…
Kohans
Heureux comme un
poisson dans l’eau
Deux moins s'arrêtent sur un pont et admirent les poissons nageant
dans la rivière.
-
Comme ils sont heureux, dit l'un.
-
Comment sais-tu qu'ils sont heureux, puisque tu n'es pas "eux",
dit l'autre.
-
Comment sais-tu que je ne le sais pas, puisque tu n'es pas "moi" ?
Un lourd fardeau
Deux
moines se promènent le long d'une rivière. Ils rencontrent une
femme fort embarrassée avec ses vêtements, qui veut traverser le
gué. Or, la règle de ces moines est de n'avoir aucun contact avec
la femme.
L'un d'eux n'hésite pas, s'enquiert de son embarras, la prend dans
ses bras, lui fait traverser la rivière, et revient.
Une
heure passe, ou plus, de promenade silencieuse comme à
l'accoutumée. Soudain :
-
Qu'est-ce qui t'a pris ? Ignores-tu que nous ne devons ni
parler, ni toucher à une femme ?
- Comment ? répond l'autre, tu la portes encore ?
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